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03/12/2011
Le Parc paysager de Petit-Canal a accueilli, en fin de semaine dernière, un public tout à la fois curieux et averti pour une conférence-débat autour du thème « Bain démarré, mythes et réalités » . Marie Gustave, professeure en sciences et vie de la terre à la retraite, a fait un exposé très complet de cette pratique, profondément ancrée dans la tradition guadeloupéenne. Après présentation de quelques unes des 24 plantes que l'on retrouve communément dans les bains démarrés, associées entre elles de différentes façons, Mme Gustave a abordé des aspects plus historiques des pratiques magico-religieuses à base de plantes, d'un point de vue local mais aussi mondial.

Elle a longuement insisté sur l'importance psychologique du bain démarré pour qui s'adonne à cette pratique, antan lontan mais aussi de nos jours. À la nouvelle année par exemple, on chasse le mauvais sort et on appelle la chance en respectant scrupuleusement un rituel, rituel qui peut lui-même varier légèrement selon les endroits. Les plantes sont sélectionnées selon les attentes mises dans ce bain. Les noms vernaculaires en témoignent parfois : « Plus fort que l'homme » , « plus fort que la femme » . En général, ce bain se passe en eau de mer mais les eaux douces y sont aussi associées. On procède par frottage, avec ou sans queue de morue, et une fois le bain fini, on rejette tout le nécessaire loin derrière soi. Une page est tournée. Tout au long de ses explications, Mme Gustave n'a cessé de rappeler que si toutes ces « croyances » perdurent, c'est aussi parce que nos végétaux ont effectivement de réelles propriétés curatives et bienfaisantes. À travers les âges, les plantes ont toujours accompagnées les pratiques humaines. La biodiversité locale est aujourd'hui scientifiquement reconnue pour sa richesse et ses immenses possibilités sur le marché de l'industrie pharmaceutique, mais toujours peu développée et pas encore assez valorisée. Alors, bain démarré, mythe ou réalité ? Encore un petit mois pour se jeter à l'eau et voir par vous-mêmes. (france antilles)


17/07/2010
Le parc paysager primé par le National Geographic

Prix flore décerné au Parc paysager. Pour empocher le prix mico-environnement décerné par le National Geographic, le parc a répondu à un appel à candidatures. Un dossier a été monté puis transmis aux organisateurs. Le jury, séduit par le projet canalien, lui a décerné le prix flore. « C'est moi qui l'ai récupéré en mars dernier à Paris, précise Rosan Déma, administrateur du parc. Notre projet rentrait dans la droite lignée de la biodiversité. Par ailleurs, un chèque de 5 000 euros nous a été remis et nous avons reçu 10 000 euros de la Direction de l'environnement. »

Un constat s'imposait. « En effet, on s'est rendu compte qu'il y avait un fort engouement pour le jardin créole. Et étant donné que 2010 est l'année de la biodiversité, nous avons décidé de faire des recherches sur les différentes espèces et de s'interroger sur les typologies des plantes du jardin créole » , explique Rosan Déméa, qui note, comme tout le monde, la disparition de nombreuses espèces.

D'où le lancement d'une étude sur l'évolution de la biodiversité du jardin vivrier créole. Pour concrétiser ce projet, le parc met d'abord en place une enquête auprès de la population, et particulièrement auprès des personnes âgées. « Nous leur demandons quelles espèces il y avait dans les jardins créoles, et quelles autres ont disparu par rapport à aujourd'hui. Ensuite, nous définissons leur botanique afin de les retrouver. Par ailleurs, il y a une exploitation pédagogique et didactique du travail d'identification » , précise l'administrateur du parc. Par ailleurs, des fiches seront réalisées.

Parallèlement, le « biokantaj » (échange de plantes du jardin créole) sera mis en place. Évidemment, il faudra quelques années pour identifier, réaliser les fiches et multiplier les espèces.

Au Parc, on promet de veiller à la multiplication de ces espèces.

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