SEA PLANET

Basé sur la connaissance de la mer et les valeurs liées à l'environnement, le SeaPlanet est une aventure maritime transatlantique écologique internationale inédite, dans laquelle la vitesse ne sera pas reconnue.

Ouvert aux amateurs, le SeaPlanet a pour ambition d'impliquer les équipages dans une démarche citoyenne en leur confiant une mission visant à sauvegarder la nature et la mer au travers d'épreuves librement choisies ayant valeur d'expériences et de constats.

Au fil des 3.200 milles de l'aventure, les résultats seront analysés par des scientifiques et communiqués au grand public, notamment auprès des enfants, par des opérations spécifiques.

Le terminus c'est à Marie Galante, arrivée le 10/12 et clôture le 18/12.
La mission scientifique des équipages à remplir à MARIE GALANTE :
la pharmacopée antillaise et les tortues marines


www.seaplanet.fr

"C'est une course sans podium, sans trophée ni bouteille de champagne à l'arrivée. Au vrai, le Sea Planet Challenge ne se veut pas une course, mais une traversée de l'Atlantique à la voile inédite, avec escales, destinée à sensibiliser le public à un thème d'actualité : la protection de l'environnement.
« En fait, c'est une compétition à l'envers. Le bateau le plus rapide n'est pas assuré de gagner. D'ailleurs, il n'y a pas de classement sportif, les concurrents auront seulement des missions à effectuer. Chacune rapportera un certain nombre de points », explique Jean-Yves Chauve, bien connu dans le milieu de la voile pour être le médecin des skippers lors des grandes courses au large (1).
Une idée du docteur Chauve
Après avoir pris soin des navigateurs pendant des années, le Breton a décidé de s'occuper de l'environnement, en créant le Sea Planet Challenge. « La santé des marins et la santé de la planète ne sont pas très éloignées. Mais les skippers, de plus en plus focalisés sur leurs performances, ont parfois tendance à oublier qu'il navigue sur un milieu vivant. »
Pour réaliser cette aventure « éco-responsable », le docteur s'est entouré d'une solide équipe : Bernard Decré, fondateur du Tour de France à la voile, Denis Horeau, directeur de course du Vendée Globe et de la Barcelona World Race, Gildas de Gouvello, ancien directeur de « Loisirs nautiques », ou encore Alain Richard, président de l'association Sail the World. La navigatrice Catherine Chabaud, qui était hier au salon nautique de Paris lors de la présentation du challenge, en est la marraine.
La Rochelle, naturellement
Le choix du port de départ du Sea Planet n'a pas donné lieu à une longue hésitation. Le nom de La Rochelle s'est quasiment imposé de lui-même. « C'est une ville pionnière, qui s'est déjà beaucoup investie dans la protection de l'environnement. Quand nous lui avons soumis ce projet, le maire Maxime Bono y a répondu favorablement », souligne Jean-Yves Chauve.

Le 28 août 2010, une flotte de voiliers de toute taille, de 35 à 55 pieds, partira donc de La Rochelle, direction le Sud. Les équipages rejoindront à Cadix, en Espagne, un deuxième groupe de bateaux, qui partira de Port-Camargue le 5 décembre. La deuxième escale conduira la flotte à Rabat, au Maroc, en octobre, puis aux îles du Cap-Vert en novembre, et enfin à Marie-Galante, port d'arrivée, en décembre. Soit, en résumé, 5 000 milles à parcourir, avec trois escales. Une douzaine de candidats se sont déjà inscrits, dont la famille belge Legrain, parents et enfants. Les organisateurs espèrent compter une cinquantaine de voiliers sur le chenal de La Rochelle le jour du départ.
Route libre
La seule contrainte imposée aux participants est d'être présent au jour du départ de chaque étape. « Pour le reste, ils sont libres. Nous n'avons pas tracé de parcours, les seuls points de passage obligés sont Madère et les îles Canaries. Ils peuvent très bien faire d'autres escales intermédiaires s'ils veulent se balader », remarque Jean-Yves Chauve.
Les équipages ne devront pas non plus oublier de remplir des missions particulières : enregistrer le chant des cétacés, recueillir des micro-déchets. Un mouchard sera aussi placé à bord des bateaux afin de compter le nombre de fois où le moteur aura tourné...
Toutes ces données seront partagées à terre, avec des écoles. Les enfants pourront suivre le déroulement du challenge sur Internet (www.seaplanet.fr).
(1) C'est lui qui avait indiqué par radio à Bertrand de Broc comment se recoudre seul la langue, lors du Vendée Globe en 1992."