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Virus Zika : une nouvelle menace pour la santé humaine

  Ministère de la Santé  

232/10/2016
Le Zika en nette décroissance. Seuls 55 cas ont été notés durant la dernière semaine d'observation.
La baisse du nombre de cas cliniquement évocateurs se confirme. En effet, le dernier bulletin sur la Situation épidémiologique des services de santé publique indique que la courbe continue à descendre en Guadeloupe. Des moins de 200 cas hebdomadaires constatés durant la dernière semaine de septembre, on observe encore une diminution plus marquée de la tendance, au cours des deux premières semaines d'octobre avec respectivement 125 et 55 cas.
L'ARS estime que depuis l'émergence du virus, le nombre cumulé de cas cliniquement évocateurs de Zika est estimé à 30 775 cas.
Dans 11 des 32 communes de la Guadeloupe, des cas cliniquement évocateurs de Zika ont été détectés. Les incidences communales plus élevées étaient observées à Terre-de-Bas avec 18 cas pour 10 000 habitants, Grand-Bourg (16 cas/10 000 habitants), Saint-François (15 cas), Pointe-à-Pitre (14 cas) et Bouillante 12 cas.
On notera que depuis l'apparition chez nous du Zika, 568 femmes enceintes ont eu une conformation biologique soit 19 nouvelles
femmes enceintes identifiées depuis le dernier Point Epidémiologique. Le bulletin Point épidémio détaille : « Ce chiffre est le nombre cumulé, depuis l’émergence du virus, des femmes enceintes ayant contracté l’infection pour lesquelles une confirmation biologique a été prescrite par un professionnel de santé.
Concernant les complications neurologiques, 37 patients atteints de syndrome de Guillain-Barré (SGB) ont été biologiquement
confirmés pour le virus du Zika et cinq autres SGB sont en cours de confirmation biologique. L’infection a également été confirmée pour 15 cas ayant présenté une forme neurologique grave autre que le SGB. Enfin, l’infection est probable ou confirmée pour 12 syndromes neurologiques dont le type (SGB ou autre forme) n’a pas pu être recueilli ». Quelques explications : «La responsabilité de l’infection par le virus du Zika dans la survenue des complications décrites ci-dessus n’est pas encore formellement établie pour toutes.
Au total, deux patients ayant eu une confirmation biologique au Zika sont décédés depuis l’émergence du virus sur l’archipel. L’un d’eux était atteint d’un syndrome de Guillain-Barré et le décès a été classé comme directement lié au virus alors que la responsabilité de l’infection dans la survenue du second décès n’a pas pu être formellement établie». 


22/01/2016
Après l’apparition de plusieurs cas porteurs du virus Zika en Guadeloupe, le préfet a décidé de convoquer un premier comité de gestion du virus, ce lundi, en préfecture, à Basse-Terre.
Ce comité de gestion, présidé par le préfet, coordonne l’ensemble des actions de lutte contre le virus. Il avait déjà été réuni dans le cadre de la lutte contre le chikungunya.
Il est composé des représentants des services et opérateurs de l’Etat (agence régionale de santé (ARS), direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement, rectorat, service départemental d’incendie et de secours (Sdis)…) ainsi que des collectivités locales (conseil régional, conseil départemental, communautés d’agglomération et mairies) et des socioprofessionnels impliqués (union Régionale des professionnels de santé (URPS), rrdre des pharmaciens, ordre des médecins, syndicat des biologistes médicaux, Ude-medef, conseil d’architecture d’urbanisme et de l’environnement, caisse générale de sécurité sociale).
Tout comme la dengue et le chikungunya,  le zika est transmis par des moustiques du genre Aedes : Aedes Aegypti, mais aussi Aedes Albopictus, le fameux moustique tigre.


Transmis par les moustiques comme la dengue et le chikungunya, le virus Zika à l'origine d'une épidémie en Martinique et Guyane, constitue une menace pour la santé humaine même si son infection passe souvent inaperçue. Le ministère de la Santé a annoncé vendredi le "début d'une épidémie d'infections à virus Zika en Martinique et en Guyane" avec 47 cas en Martinique, 15 en Guyane et aussi un cas dans la partie française de l'île de Saint-Martin.

  - Qui est Zika? -

Ce virus a été repéré pour la première fois en Ouganda en 1947 chez un singe. Il tire son nom d'une forêt située au sud de Kampala, capitale du pays. Zika appartient à la même famille Flaviviridae que les virus de la dengue et de la fièvre jaune. Le premier cas humain de fièvre Zika a été rapporté en 1968, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Tout comme la dengue et le chikungunya, deux autres infections tropicales, Zika se transmet par piqûres de moustiques du genre Aedes aegypti et de moustiques tigres (Aedes albopictus). Les insectes piquent une personne malade, se chargent en virus et infectent ensuite les personnes saines.

  - Quels sont les symptômes? -

Dans la grande majorité des cas (70 à 80%) l'infection passe inaperçue. Lorsqu'ils s'expriment, les symptômes sont de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées. Le Zika peut aussi se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un oedème des mains ou des pieds.

  - Existe-t-il des complications? -

Aucun cas de décès par virus Zika n'a été répertorié, selon l'organisme américain de surveillance et prévention des maladies CDC. Mais deux types de complications graves ont été décrites, des complications eurologiques et des malformations sur les foetus de femmes malades, ce qui "incite à la vigilance en cas d'épidémie de Zika", selon le ministère de la Santé.

Des complications neurologiques de type syndrome de Guillain-Barré, maladie auto-immune qui se traduit par une faiblesse voire paralysie progressive des membres, ont été décrites au Brésil et en Polynésie française, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVS).  Un "premier cas" de syndrome de Guillain-Barré a été identifié en Martinique, a précisé vendredi le ministère de la Santé.

La personne se trouve hospitalisé en réanimation. Par ailleurs, des microcéphalies (taille anormalement réduite du crâne) et des anomalies du développement cérébral ont été observées chez des foetus et des nouveaux nés de mères enceintes durant des épidémies de Zika en Polynésie et au Brésil.

  - Quel traitement, quel vaccin? -

Il n'existe aucun remède spécifique, ni aucun vaccin contre ce virus. Les seuls traitements consistent à réduire les douleurs par la prise d'antalgiques.  Pour se protéger, il faut éviter de se faire piquer par des moustiques, en utilisant des vêtements amples, des répulsifs, des insecticides et des moustiquaires. Les femmes enceintes doivent être particulièrement vigilantes. Une personne malade doit absolument éviter de se faire piquer pour stopper le cycle de transmission de la maladie.

  - Où sévit Zika? -

Après avoir été rapportée en Afrique, en Asie et dans le Pacifique, cette maladie atteint depuis 2015 le continent américain avec le Brésil comme principal pays touché. Au total plus d'une douzaine de pays étaient infectés début 2016 en Amérique latine et aux Antilles. En décembre 2015, les premiers cas ont été enregistrés en Guyane et Martinique. L'installation du moustique tigre dans le sud de l'Europe rend à l'avenir parfaitement possible l'apparition de cas de Zika sur ce continent, notamment en France entre mai et novembre, souligne le ministère de la Santé.  

 

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